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Bizim Bakkal – Nous sommes l’épicerie

Bizim Kiez Versammlung am 3. Juni auf der Wrangelstraße

Rassemblememt Bizim Kiez réunion #2, le 3 Juin, dans la Wrangelstraße (environ 120 personnes)

Bizim Kiez Versammlung am 10. Juni

Rassemblement Bizim Kiez réunion #3, le 10 Juin, au même endroit (environ 250 personnes)

Bizim Kiez Versammlung vom 17. Juni (mehr Fotos bei Klick aufs Bild)

Rassemblement Bizim Kiez #4, le 17 Juin, (environ 600 personnes)

BIZIM BAKKAL –
L’épicerie a remporté un premier combat mais pas la bataille

Depuis plus de cinq mois, l’épicerie Bizim Bakkal est devenu le symbole de la lutte contre la gentrification à Berlin. Après plusieurs mois de doute et de manifestations, l’échoppe n’a finalement pas fermé ses portes et a pu prolonger son contrat d’une année supplémentaire. Malgré la décision des nouveaux propriétaires, la révolte continue.

Kreuzberg, surnommé « le petit Istanbul », est devenu le terrain de jeux d’investisseurs fortunés, depuis quelques années. Immeubles à bas prix, proximité géographique et cadre idéal font du quartier du sud-est de Berlin une proie facile pour les groupes immobiliers. Les habitations, achetées à moindre coût, se vident et se transforment en ensembles de haut standing. Plus ici …


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#Bizimkiez #Wrangelstraße #Kreuzberg #Gentrification 

L’épicerie « Bizim Bakkal » (qui veut dire « notre épicerie » en turc), située Wrangelstraße 77, a reçu une résiliation du bail de la part du propriétaire. Le local doit être libéré d’ici fin septembre. Tous les locataires de l’immeuble ont reçu une offre d’indemnité pour qu’ils quittent les lieux aussi vite que possible. Ensuite, des rénovations de grand standing seront effectuées afin de vendre les appartements à un nouveau type de clientèle plus solvable. La surface commerciale de l’immeuble devrait aussi être divisée afin de maximiser les revenus locatifs. Nous connaissons déjà tous ce scénario, car c’est sur ce modèle que les immeubles sont sujets à la gentrification les uns après les autres, dans notre Kiez (« voisinage » en allemand) et dans beaucoup d’autres.

Après une contestation de plusieurs semaines, il y a à présent des signaux positifs ; le propriétaire de l’immeuble a retiré la résiliation et un nouveau contrat est en cours de négociations. Comme les dernières négociations n’ont pas donné de résultats, il est important que les actions du voisinage continuent. La rétractation de la résiliation montre qu’il est possible de faire aboutir la protestation !

Si Bizim Bakkal se fait pousser vers la sortie, nous aussi !

Nous voulons garder l’épicerie de la famille Çalışkan « Bizim Bakkal ». Le commerce se trouve  ici depuis 28 ans, une famille entière en dépend et c’est un point de rencontre pour tous ceux qui considère le quartier comme leur « chez soi ». C’est le dernier commerce familial de fruits et légumes dans la Wrangelstraße. Cette épicerie constitue une partie essentielle du sentiment de la cohabitation dans le Kiez, et c’est pourquoi il s’agit là d’un exemple par principe !

Nous ne voulons plus subir la gentrification et c’est pourquoi nous nous battons pour conserver le quartier du Wrangelkiez !

Ce Kiez, autour de la Wrangelstraße, n’est pas un terrain d’investissement qui sert l’enrichissement de sociétés immobilières. Si ce voisinage prospère, c’est grâce à la plus-value de notre cohabitation. Nous avons tous façonné ce Kiez de manière active, et c’est donc nous qui avons créé la plus-value dont nous voulons voire les fruits en étant traités avec humanité. Nous ne voulons pas céder notre quartier aux intérêts des investisseurs. Nous ne voulons pas nous faire chiper cette plus-value par des firmes immobilières ; c’est la communauté qui vit ici qui doit bénéficier de ce rendement. Et nous en bénéficierons quand nous pourrons continuer à vivre ici, ainsi que Ahmed Çalışkan et son épicerie Bizim Bakkal.

Pourquoi cela se produit soudainement ?

Bien entendu, nous savons que nous ne pouvons pas faire grand chose contre la résiliation du bail et contre les méthodes de la société immobilière.

La réglementation est telle qu’elle est :

  • Les baux commerciaux peuvent être facilement résiliés
  • Les programmes d’aide à la rénovation des bâtiments permettent d’élever les standards de manière à ce que des loyers bien plus élevés puissent être demandés..
  • Le Milieuschutz (loi de protection d’un environnement urbain) ne protège malheureusement pas les commerces.
  • Le marché de l’immobilier est un terrain sur lequel seules les « grosses pointures » peuvent jouer ; les habitants ne peuvent presque pas participer.

Mais les locataires et locatrices de l’immeuble n’ont aucune raison de se laisser intimider ! Ils n’ont pas besoin de partir s’ils ne le souhaitent pas. Ils conservent leurs droits et peuvent s’opposer aux tours de passe-passe des sociétés immobilières.

Que peuvent faire les habitants du quartier ?

Nous pouvons tous montrer que nous n’allons pas subir cela sans rien faire. Nous ne voulons pas regarder passivement notre épicerie se faire expulser, puis nous-mêmes par la suite. Nous voulons nous faire entendre et avoir une influence. Nous faisons pression en rendant ceci public et travaillons activement à plusieurs niveaux afin de conserver la diversité de notre Kiez. Les personnes avec des faibles revenus doivent également pouvoir vivre en paix.

Nous sommes actifs en groupes de travail

Tous les mercredis soir à 19 heures, les habitants du quartier se rassemblent devant « Bizim Bakkal ». À chaque fois, davantage de personnes nous rejoignent et souhaitent s’engager. Afin d’assurer une organisation indépendante la plus efficace possible, nous avons conçu des groupes de travail qui prennent en charge différentes tâches et à qui tout le monde peut s’adresser. Tous les mercredis, les groupes de travail montrent leurs objectifs et leurs résultats. Bien évidemment, nous invitons tout le monde à nous rejoindre afin d’engager avec ses idées et son dynamisme. Les groupes se réunissent publiquement (mais sans la presse).

Prise de contact et collaboration

Site internet : toutes les informations sont réunies ici. Les gens commentent, discutent, documentent et écrivent des articles à tour de rôles.

Newsletter : la newletter informe sur les développements et nous permet de convier aux réunions, aux actions et aux rassemblements. Il est possible de s’inscrire à la liste des destinataires en haut à droite de cette page.

Réseaux sociaux : nous avons mis en place une page Facebook pour que les utilisateurs de Facebook prennent contact avec nous et fassent part de leur soutien. Sur cette page, ainsi que sur les autres réseaux sociaux, on peut retrouver les différentes positions liées au hashtag #bizimkiez. Sur Twitter, nous informons avant tout les médias.

Actions : beaucoup ont sûrement déjà vu les diverses banderoles dans les rues et aux immeubles. D’autres actions auront lieu, dans le Kiez mais aussi au-delà.

Collecte de signatures : dans les commerces du quartier, des listes sont à disposition afin de pouvoir signer. Nous avons déjà collecté quelques milliers de signatures et le succès est énorme ; et tout cela n’est que le début !

Ensemble nous pouvons nous faire entendre !